Je suis Christelle, 

l’aidante des proches aidant‧e‧s 

L’action : le moteur qui guide mon parcours 


J’ai 46 ans. Je suis parisienne. J’ai grandi en banlieue, dans une zone d’éducation prioritaire. Mes parents travaillaient dans la fonction publique. Ils se séparent durant mon adolescence. Cette rupture est un tournant qui m’amène à chercher un exutoire. Je m’engage corps et âme dans les études. Je suis une élève appliquée et impliquée. Je m’investis en parallèle dans le monde associatif. Je défends les causes qui me sont chères : la lutte contre le sida, contre les discriminations raciales et sexuelles. J’aime l’action : le sport fait partie de mon ADN. Je pratique le hip-hop et donne des cours de danse dans le cadre de projets éducatifs avec ma sœur cadette


J’obtiens mon baccalauréat littéraire et entreprends une classe préparatoire aux grandes écoles. Après une année d'hypokhâgne, je poursuis un cursus universitaire en philosophie. Avec deux Master 2 en poche, je me tourne vers les métiers de la communication. Ce domaine m’attire et me passionne. J’intègre un cabinet de marketing dans lequel j’occupe le poste de chargée d’études qualitatives pendant près de 5 ans. Mon tempérament bouillonne. Je mène toujours plusieurs projets de front. Je ne suis jamais à l’arrêt. 


En 2007, je rejoins le groupe EDF. D’abord, en tant qu’attachée de presse de crise puis je saisis les opportunités offertes et occupe différents métiers de la communication. Je m’investis à 100 % dans mon travail. Mes missions me permettent de défendre une parole engagée sur les problématiques sociétales. Je revendique mon combat pour l’équité, la diversité, l’inclusion, le féminisme. Je suis passionnée d’arts martiaux, d’écriture et de théâtre. Je mène une vie de femme épanouie, créative et libre. Professionnellement et personnellement, tout semble faire sens.

Le grand virage : le jour où je suis devenue proche aidante

En 2019, mon monde bascule. Ma mère est atteinte d’une maladie neurodégénérative. Elle chute au sens propre comme au figuré et ma réalité explose. Je deviens « aidante » sans y avoir été préparée. Pourtant, les signaux sont là, visibles, mais je n’y prête pas attention. Bien sûr ma mère vieillit, je m’en rends compte, mais la prise en charge peut attendre. Cela peut toujours attendre, jusqu’au moment où l’infirmité, la vieillesse, la perte d'autonomie nous rattrape. Nous : ma mère, ma soeur et moi.


Je ne suis alors pas armée pour « devenir le parent de mon parent ». Je fais face, mais j’avance en plein brouillard. Le combat de ma mère est désormais le mien. Son hospitalisation en Ehpad est urgente, nécessaire, inévitable. Je découvre que rien n’est simple, que rien n’est facile.Tout est impératif, complexe, long. Aux côtés de ma sœur, j’endosse un costume parfois lourd à porter. Je me perds dans les méandres de la prise en charge. Je dois piloter l’administratif, la communication avec le personnel soignant, les rendez-vous médicaux, etc. 


Je réalise que mon statut de femme active est également impacté par ma situation d’aidante. Être proche aidant‧e c’est devoir concilier vie personnelle et professionnelle. La tâche est complexe. Ce tsunami affectif, émotionnel est aussi un raz de marée organisationnel. La gestion du quotidien a des allures de parcours du combattant. Je suis de nature déterminée. J’assume, je défends, j’attaque ma mission à bras le corps. On ne naît pas aidant‧e, on le devient, par la force des choses. 

L’aide aux aidant‧e‧s : de mon témoignage à mon projet d’accompagnement 

Mon histoire n’est pas un cas isolé. Elle reflète celle de 8 à 11 millions de français‧e‧s qui soutiennent un proche en perte d’autonomie ou en situation de handicap. Depuis quelques années, je fais partie d’une communauté, celle des aidant‧e‧s. Ces hommes et ces femmes œuvrent dans l’ombre et ont une place à part entière dans le système de santé. 


Parce que nous serons tous, un jour ou l’autre, aidant‧e ou aidé‧e, la lumière doit être faite sur cette question de société. Le constat est clair : l’espérance de vie s’allonge. La contrepartie de ce phénomène est la dépendance physique, cognitive. Si nous perdons notre autonomie, ce sont nos enfants qui devront prendre soin de nous. Double peine, pour l’aidant‧e et pour l’aidé‧e.


Alors, peut-on vivre normalement quand notre parent dépend de nous ? Presque !


C’est le message de confiance que je souhaite transmettre, à travers mon témoignage. Ma volonté est de conseiller et d’accompagner ceux et celles qui s’engagent comme aidant‧e‧s. Je veux dénoncer l’immobilisme et le tabou qui entoure la communauté des proches aidant‧e‧s. Mon objectif est double :




Les problématiques sont nombreuses. Les solutions existent. Les actions sont décisives !


La coopération, la combativité, la communication, la créativité sont autant de leviers qui permettent d’enclencher une dynamique positive. 


Il ne s’agit plus de subir la situation, mais bien de mener la danse, d’anticiper !


Être un‧e proche aidant‧e dépassé‧e n’est pas une fatalité !

J’en suis la preuve !

J’ai retrouvé une vie à moi,

Je me suis retrouvée,

Vous pouvez y arriver ! 


Je suis Christelle Evita, l’aidante des proches aidant‧e‧s. Je vous accompagne, quelle que soit votre histoire.


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